Chantiers forestiers et mécanisation

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Au fil du temps, les chantiers forestiers ont connu une considérable évolution marquée par l’apparition d’imposantes machines notamment. En effet, la sécurité et le confort de travail des bûcherons ainsi que les rendements de la récolte forestière ont été fortement améliorés par la mécanisation des chantiers. On appelle engins forestiers l’ensemble des véhicules et matériels réservés au travail en forêt : bûcheronnage, débardage, sylviculture. Ces machines n’ont cessé de se développer jusqu’à aujourd’hui et fournissent à présent un travail d’excellente qualité.

En France, 4 fournisseurs occupent principalement le marché des engins forestiers : John Deere, Logset, Camox et HSM en sont les leaders. Ils fournissent plusieurs types d’engins avec des gammes de taille de plus en plus variées. Parmi ces engins, deux sont fréquemment utilisés.

Premièrement, le porteur est certainement l’engin le plus connu : celui-ci est équipé d’une grue à grappin qui lui permet de charger les troncs prédécoupés et de les posés sur son plateau.  Il est souvent utilisé pour les opérations de transport tout terrain du lieu de coupe vers le lieu de dépôt ; c’est ce que l’on appelle le débardage. Généralement, cette machine a la capacité d’accueillir entre  8 et 15 tonnes de bois (certains peuvent recevoir jusqu’à 20 tonnes) et mesure entre 2,5m et 3m de large. Cependant, pour travailler correctement, le porteur a besoin d’évoluer sur une pente de 15% maximum. Dans le cas contraire, il s’expose à des difficultés de fonctionnement du fait de sa taille considérable.

Ensuite, il existe des machines de bûcheronnage ou abbateuses qui ont commencé à éclore dès les années 1970. Celles-ci permettent de réaliser de nombreuses fonctions grâce notamment à leurs têtes d’abattage : ce module mécanique multifonctions peut sectionner un arbre,  le coucher, l’écorcer et l’ébrancher puis le découper. De 2,50m à 3m de large, ces engins sont capables de franchir de nombreux obstacles.
A la différence des porteurs, ces machines ont la capacité de travailler dans des pentes atteignant un pourcentage de 30 à 40% au maximum. Celles-ci améliorent considérablement la sécurité des travailleurs car elles assument des travaux à la fois délicats et dangereux. A la pointe de la technologie, les machines de bûcheronnage possèdent un véritable tableau de bord qui centralise le contrôle des différentes parties de la machine comme le moteur, la grue ou encore la tête d’abattage.

Cependant, la mécanisation des chantiers et l’usage soutenu des engins en forêt présentent plusieurs inconvénients. Les machines contribuent à la dégradation des sols car leurs poids et leurs tailles fragilisent et tassent les sols. Elles présentent aussi des risques sanitaires en permettant l’admission de parasites notamment (rouille, feu bactérien…) dans les forêts. Néanmoins, de nombreux chantiers en France prennent en cause les effets de cette mécanisation. Ils tentent de réduire les impacts sur l’environnement en usant d’engins moins polluants et moins bruyants. Ils s’emploient aussi à utiliser des huiles biodégradables dans les tronçonneuses mais aussi des pneus spéciaux sur les engins pour réduire le tassement des sols

De plus, aujourd’hui encore de nombreux chantiers ne sont pas mécanisables en Auvergne-Rhône-Alpes, principalement à cause de la pente et du diamètre trop important des arbres à prélever. Le travail des bûcherons manuels reste donc indispensable.

Pour plus d’information sur les entreprises de travaux forestiers d’Auvergne-Rhône-Alpes, rendez-vous sur le dossier spécial de Mention bois, par ici !

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